Voici le programme de la journée d'étude sur le storyboard, organisée au sein de l'exposition Storyboards, storyboardeurs, à Paris Ouest Nanterre, le 18 mars 201
Salle Pierre Reverdy, Bâtiment L, 10h30 - 18h30
Le Storyboard comme lieu de création ?
A la jointure entre les arts plastiques et le cinéma, le storyboard constitue, pour nombre de réalisateurs, un creuset incontournable, dans lequel s’élabore le film à venir. D’Alfred Hitchcock à Michael Haneke (...)
, il semble même que la pratique du storyboard, où s’invente le discours proprement cinématographique, reste l’étape fondamentale du processus de réalisation. Le passage du storyboard au film s’accompagne, naturellement, d’une
recréation partielle ou totale de la « maquette » prévue sur le papier : le tournage, puis le montage sont également des lieux de création. Mais c’est bien souvent au niveau du storyboard que s’effectuent les choix essentiels du film réalisé : matière de l’image, style, rythme et mouvement sont déjà
présents dans l’image « pensée », c’est-à-dire dessinée. Pour Eisenstein, les dessins permettent de fixer ses intuitions premières, à moins qu’ils ne constituent la notation abrégée de la sensation que la scène doit faire naître : « Le plus souvent, ajoute-t-il, c’est la quête de quelque chose ». Plus généralement, le storyboard se fait lieu de création, et reste, dans tous les cas, le miroir du film réalisé.
, il semble même que la pratique du storyboard, où s’invente le discours proprement cinématographique, reste l’étape fondamentale du processus de réalisation. Le passage du storyboard au film s’accompagne, naturellement, d’une
recréation partielle ou totale de la « maquette » prévue sur le papier : le tournage, puis le montage sont également des lieux de création. Mais c’est bien souvent au niveau du storyboard que s’effectuent les choix essentiels du film réalisé : matière de l’image, style, rythme et mouvement sont déjà
présents dans l’image « pensée », c’est-à-dire dessinée. Pour Eisenstein, les dessins permettent de fixer ses intuitions premières, à moins qu’ils ne constituent la notation abrégée de la sensation que la scène doit faire naître : « Le plus souvent, ajoute-t-il, c’est la quête de quelque chose ». Plus généralement, le storyboard se fait lieu de création, et reste, dans tous les cas, le miroir du film réalisé.
Programme
10h30 – Diane Russell : « Storyboardeur : métier d’exécution ou de création? Questions de statuts et de pratiques. »
11h30 – Laurence Schifano : « Les Cahiers de La terre tremble (Luchino Visconti, 1947-1948) : un storyboard ? »
12h30 – Pause déjeuner
14h – Alexis Blanchet : « La recherche visuelle dans la création vidéoludique : game concept, artworks et dessins préparatoires. »
14h45 – Claire Mercier : « Scénario et storyboard : L’Amant de Jean-Jacques Annaud, une étude de cas. »
15h45 – pause
16h – Térésa Faucon : « L’idée et la ligne chez Eisenstein : question de plasmaticité. »
17h – Rose-Marie Godier : « Toujours, devant l’image : du mouvement inclus dans les dessins. »
17h30 – Echanges avec Sylvette Baudrot autour de la question : rôle du storyboard dans le processus de création et de réalisation d’un film.
